< 3/59 >

Atelier public Compte rendu Octobre 2012

Atelier Public du COLLECTIF DE L’UNION - 1er Octobre 2012

Cet Atelier Public du Collectif de l’Union est le premier depuis le Forum Ouvert de l’Union. Au delà d’un compte rendu exhaustif, l’atelier public a réfléchit à deux ou trois questions pour faire émerger une stratégie suite au forum ouvert.

Informations Générales :
- Exposition FuturoTextile dans les trois villes et l’inauguration du CETI le jeudi 11 octobre 2012 ; dans le cadre de Fantastic, un concert est organisé à l’esplanade avec Jean-Claude Casadesus.
- Exposition sur « l’eau, facteur de lien social » à l’Union le mercredi 3 octobre 2012 à la Mairie de Tourcoing.
- La Brique : la Brique a réalisé une soirée débat sur le projet de l’Union. L’article publié dans la presse affirme que le collectif de l’union n’intègre pas la participation des habitants. Gilbert demande un droit de réponse à ce groupe d’artistes rêveurs : «  il ne faut pas qu’ils se trompent de cible ; la cible c’est la SEM VR ». Sur l’analyse du territoire, la Brique a bien vu les changements et les logiques économiques mis en œuvre dans le projet d’écoquartier. Le Collectif de l’Union rappelle qu’il est dans une logique de médiation pour créer des alliances et faire bouger le projet. Au moins, ça fait parler de l’Union.
- Ilot Rossini : La mairie de quartier organise une rencontre du comité de quartier du cul de four pour discuter de la période transitoire de l’îlot Rossini, raison pour laquelle les Roms ont été exclus. Pour les habitants du cul de four « l’Union s’est pas encore pour eux ».

Ordre du jour – le Forum Ouvert : « changeons d’ère à l’Union » : l’heure de la synthèse est arrivée

Le forum a réuni plus de deux cents personnes pendant le weekend du 15 et 16 Septembre 2012 (Voir : http://upc-roubaix.org/spip.php?article133)

Les échanges ont été riches et les différents moments du forum ont été une réussite (tant sur l’auto-organisation, sur les gestions logistiques du forum, sur le contenu des deux jours de débats). Beaucoup d’ateliers ont discuté des projets actuels et à venir pour l’Union en partant des projets existants (UGT, ferme urbaine) mais aussi ceux à imaginer. Le système d’animation a permis aux gens de se parler. Toutefois, la richesse produite n’a pas été visible à la fin du Forum. La restitution n’a pas rendu compte de la réalité des échanges.

Deux éléments sont apparus comme moteur de la mobilisation des participants lors du forum : La reconversion du territoire textile et le mouvement des villes en transition.

  • Partir de l’histoire et de la mémoire : La reconversion du territoire et des anciens du textile et de leurs enfants par les projets portés par la coopérative NORDELAINE et ceux du collectif de l’Union autour de la chaufferie qui serait le cœur de vie du quartier. Partir de l’histoire et de la mémoire permettrait d’avancer vers le futur.
  • Le mouvement des villes en Transition a été selon les participants une dynamique omniprésente lors du forum pour exprimer les effets de la crise, de la mondialisation, du réchauffement climatique avec comme réponses apportées la sobriété, la relocalisation, la coopération territoriale. Un constat s’est défini : Avec le pic pétrolier, le réchauffement climatique et la crise économique, les aides aux développements de projets associatifs locaux vont se réduire, il va falloir trouver des solutions. Nous n’aurons bientôt plus d’aide des institutions.

Un certain nombre de sujets ont été au cœur des débats pendant les deux jours du Forum Ouvert :

  • la Ferme urbaine : qu’est ce qu’on fait des friches urbaines ? Quels liens avec les acteurs présents sur le territoire ? Quels liens avec les agriculteurs locaux ?
  • l’Habitat écologique partagé pour rendre accessible l’habitat écologique au plus modeste
  • Le projet Nordelaine porté par les Anciens Salariés du Peignage de la Tossée
  • Thèmes partagés à partir de ces projets : la dépollution des sols/ la consommation/ la place de la voiture / la résilience (notre société est addict au pétrole, à la voiture : que faut-il faire pour s’en sortir et ne plus être dépendant de ces systèmes)
  • Autres sujets mis au débat : les Roms à L’Union = comment construire avec les Roms un village d’insertion sur l’Union ? La maison de la paix : lieu d’échange entre les religions, sur la fraternité ; Penser la formation : proposer des modèles alternatifs d’école, et des systèmes d’échanges avec une Université Populaire et Citoyenne à l’Union ; La maison de la santé : médecine douce, maison de quartier de santé.

Les actes du forum permettront de faire les liens entre tous les sujets et problématiques abordées. Les Actes devraient sortir avant la fin de l’année. C’est un gros travail de synthétisation pour ne rien oublier et valoriser nos échanges.

De manière générale, deux perspectives pour dynamiser la mobilisation du Collectif de l’Union et pour intervenir sur le projet d’écoquartier ressortent du forum

  • Construire des partenariats avec les acteurs de l’Union : Avec l’installation des entreprises, le collectif de l’Union pourrait partir des projets des institutions et de la LMCU pour construire des partenariats (Centre Européen des Textiles Européen, Lille Métropole Communauté Urbaine, Kipsta).
  • Dynamiser les quartiers avec un SEM de l’animation sociale. Comment redynamiser les gens qui n’y croient plus : repenser les relations avec les institutions. Nous sommes dans une rupture de confiance entre l’institution et la société civile.

Zoom sur l’animation sociale
Nous pourrions penser un outil qui permette de discuter avec l’ensemble des institutions, qui mette du lien entre les institutions, les acteurs du territoire et les habitants. Par exemple, sur la sécurité, comment peut-on avoir un dialogue réel entre la police, la justice et les gens qui ont des problèmes dans leur immeuble. ? Aujourd’hui il n’y a pas d’interlocuteurs qui touchent directement les gens.

Cette gestion de vie de proximité est primordiale dans la vie d’un quartier populaire. Par rapport à l’Alma il y a eu le même problème qu’a l’Union. Tous les partenaires qui devaient construire l’Alma ont créés une équipe opérationnelle pour être directement impliqués dans la rénovation urbaine et faire leur travail dans le quartier. Mais une fois, que l’aménagement a été fait, il a fallu s’occuper du développement social du quartier mais il n’y a plus eu d’interlocuteur parce que les institutions ne savent pas créer de la gestion de proximité et répondre quotidiennement aux besoins des gens. Il faut créer une gestion sociale sur le modèle de l’aménageur pour suivre le projet après construction. Toutes les expérimentations mises en place par les militants de l’Alma se sont essoufflées par manque de soutien et de suivi des institutions. C’est un peu cette idée là qui est sortie, lors du forum, sur l’histoire de la SEM d’animation sociale. La SEM de l’animation sociale est au cœur de la réflexion pour la vie de l’Union. Il faut mettre les moyens de l’urbanisme sur le social. La formule SEM est intéressante parce que c’est un lieu institutionnel. Il ne faut pas oublier aussi que l’urbanisme a avancé depuis l’Alma, l’idée d’écoquartier oblige à réfléchir différemment, l’aménageur est peu ouvert, il y a peut-être une ouverture. La vie d’un quartier ne s’arrête pas à l’action d’un maire-bâtisseur, il y a aussi des problèmes structurels.

La synthèse est très claire. La question posée est claire : il y a un dialogue qui n’est pas automatique sur le même projet. Ce qui peut intéresser les institutionnels et les investisseurs, c’est la création d’une valeur sociale au projet par une animation sociale des quartiers en amont. Il faudrait créer une image de cette animation à partir d’idées intéressantes. Comment imagine t-on cette animation ? Il y a des gens qui vivent autour de l’Union dans des quartiers sensibles et la pauvreté va s’agrandir dans les années à venir. Ce projet de l’Union doit être une locomotive pour changer les choses.

Quel est lien avec entre le forum et les institutions ? Quel est le rôle de cette animation sociale ?

Le forum ouvert doit permettre de créer du lien avec les élus. Un conseil interquartier va avoir lieu. La SEM VR va présenter les étapes de l’évolution de l’aménagement. Il y a un réel écart entre nos idées prospectives et l’aménagement. Par exemple, sur l ‘école, nous ne pouvons pas voir aujourd’hui les besoins en terme d’espace. Pourtant le problème n’est pas de savoir combien d’espace nous avons besoin mais d’affirmer que la vie de quartier ne peut pas se penser après l’aménagement, de la même manière le modèle d’éducation que nous souhaitons transmettre à nos enfants doit passer par un débat en amont de l’implantation de l’école.

Réaction sur la petite synthèse du Forum : Zoom sur La question de l’économie et des partenariats

Certains expriment leurs déceptions sur certains points : On souhaite à la fois sensibiliser les institutions sur des sujets sensibles mais à aucun moments on a aborder le développement économique. A aucun moment on ne parle de développement économique et comment les gens peuvent profiter de ce développement économique ??? Le musée et la coopérative Nordelaine sont au cœur du projet du collectif. Mais comment fait-on pour favoriser le plus d’emploi possible pour les jeunes des quartiers ?

Nous cherchons tout le temps à faire de l’économie en développant des projets coopératifs comme la coopérative Nordelaine ou une ferme urbaine, un pôle d’économie sociale et solidaire, des ateliers de réparation etc. Nous pouvons aussi réfléchir à l’économie par une autre porte, comment l’économie profite à l’ensemble de la population ??? Et bien en imaginant une autre économie locale. Une SEM de l’animation sociale peut répondre à au développement économique et préparer les gens à ces emplois, la question de l’insertion.

Il faut effectivement du développement économique basée sur une économie solidaire mais aussi des activités avec le CETI, par exemple, sur nos secteurs de recherche d’emplois (circuit court autour de la vente à distance qui sont très en lien avec des acteurs locaux).

Comment pouvons-nous entrer en contact avec les entreprises locales ? Il faut s’appuyer sur les organisations syndicales, les comités de quartiers, des gens qui sont structurés et ne pas réinventer l’eau chaude.

Les lieux associatifs et syndicaux sont en perte de vitesse. Il faut faire des enquêtes sociales pour avoir les moyens pour recréer des dynamiques collectives.

Comment fonctionne t-on avec les élus ? Comment oblige t-on à prendre en compte nos considérations, au moins à nous écouter ? Une ville en transition, c’est une ville économique à partir du moment où on se retire des logiques de consommation. Exemple : la laverie, qui est devenu un café et qui a crée un lieu de synergies économiques. Il s’agit de transformer l’économie pour qu’elle soit au service de l’intérêt collectif et recréer des proximités entre l’emploi et l’habitat.

Comment se mobiliser dés aujourd’hui ?

Sur l’initiative de transition, personne ne s’est vraiment mobilisé, pour le moment, pour constituer un groupe. Il faut plus de mobilisation sur tous les sujets, « La transition, c’est aussi faire bouger le tout état ». Il y a des choses que l’on peut démarrer maintenant pendant que la zone est en reconversion par des espaces de zone transitoire, pour après, avancer nos projets « n’attendons pas pour planter les graines  ». Nous avons déjà investi l’Atelier Electrique mais il faut continuer et investir la Maison de l’Union pour imposer l’animation sociale.

Toutefois, la Maison de l’Union est aujourd’hui construite pour être un lieu de visibilité du projet urbain. Nous devrions consolider l’Atelier Electrique avec l’Université Populaire et Citoyenne mais l’atelier électrique ferme ses portes à la fin de l’année. La SEM a proposé que le collectif de l’Union tienne ses rencontres dans la Maison de l’Union. Cela ne résout pas le problème, le collectif de l’Union n’a toujours pas de lieu pour s’organiser.

Pourtant, avec notre contre-expertise, les Huit propositions pour l’Union de Sylvain Coquerel, nous avons ouvert des espaces de dialogue avec les techniciens de la SEM Ville Renouvelée. Aux dernières Assises de l’Union en 2011, nous apparaissons dans le schéma de gouvernance du club des partenaires mais nous n’y sommes plus désormais sans bien savoir pourquoi. Il faut faire pression et le forum a participé à être de nouveau reconnu comme un acteur du projet de l’écoquartier.
Préparation des Assises de l’Union et des rencontres nationales de écoquartiers Nos revendications c’est d’entrer dans les projets institutionnels et privés.

Les 19 et 20 Octobre 2012, les assises de l’Union ont lieu en même temps que les rencontres nationales des écoquartiers. Nous pourrions bâtir une interpellation à partir des projets de la SEM Ville Renouvelée.

  1. le CETI intègre la Cité régionale histoire des gens du textile
  2. le Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine intègre la cité régionale de l’Union des Gens du Textile
  3. La plaine image intègre la cité régionale des gens du textile
  4. 5 terrains gelés pour 5 projets d’habitat écologique partagé
  5. Un parc d’agriculture urbaine
  6. Une SEM de redynamisation sociale
  7. L’Union en transition

« Les choses se font en allant », il ne faut attendre que les élus donnent l’autorisation pour qu’on fasse des projets. Il faut agir et faire avant de demander l’autorisation : « On revendique et on prend possession ». Avec les assises de l’Union, les institutions ont un train de retard. Comment les faire passer d’une conception éco-quartier à un mouvement comme les villes en transition ? Il est important qu’on se positionne tout de suite en ville en transition !

Prochain RDV : Prochain Atelier Public = rassemblement à la Tossée pour éclairer la lanternes de nos élus. Les allumoirs font partis de la tradition textile. Nous allons faire voler nos lanternes et médiatiser le forum.

Spip | | Suivre la vie du site RSS 2.0